Double analyse pour La route de McCarthy dans ce nouveau
format ultra poche lancé en France par Points.
Premièrement la forme : Après quelques premières pages
qui déroutent, on s’habitue très bien à ce nouveau support, qui, quelque part,
renoue avec le volumen dans la manière de lire. La finesse des pages implique de
faire attention de ne pas en prendre deux simultanément et attention aux
pliures car le papier du fait de son extrême minceur se marque facilement. La
typographie est excellente, bien meilleure que dans les livres de
poche « classiques ». La solidité du fait de la reliure en
cahier semble également supérieure à ces mêmes livres de poche. Par contre le
prix, prohibitif pour l’instant ainsi que le catalogue peut fourni laisse
espérer encore de beaux jours au livre de poche classique. A voir plutôt comme
une première ligne dans une optique de contre-attaque contre les liseuses et
autres Ipad. (J’ai beau en avoir une, je n’arrive pas à adhérer à ce mode de
lecture).
Le fond, en l’occurrence La route : J’ai été bluffé par
ce roman. L’atmosphère y est très sombre et le désespoir permanent. Aucun but,
aucun espoir dans cette quête impossible d’un père et de son fils dans un mode
post apocalyptique. Juste survivre le plus longtemps possible. Quelle est la
cause du désastre qui a engendré ce monde ? L’auteur ne nous le dit pas.
On peut juste supposer : supervolcan, astéroïde… Plus de végétation, ou
très peu, des cendres omniprésentes sur le sol ou en suspension dans la haute
atmosphère. L’homme retourné à un état de sauvagerie qui n’est pas sans
rappeler les morlocks de Wells. A quoi bon survivre dans un monde où n’y a plus
ni animal, ni oiseaux, ni fleurs ? A ne surtout pas lire si vous avez le
moral au plus bas… La Route, un très bon roman à découvrir absolument.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
25 avril 2011)
Note : 8,5/10
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