lundi 19 mars 2012

La route (Cormac McCarthy)


Double analyse pour La route de McCarthy dans ce nouveau format ultra poche lancé en France par Points.
Premièrement la forme : Après quelques premières pages qui déroutent, on s’habitue très bien à ce nouveau support, qui, quelque part, renoue avec le volumen dans la manière de lire. La finesse des pages implique de faire attention de ne pas en prendre deux simultanément et attention aux pliures car le papier du fait de son extrême minceur se marque facilement. La typographie est excellente, bien meilleure que dans les livres de poche « classiques ». La solidité du fait de la reliure en cahier semble également supérieure à ces mêmes livres de poche. Par contre le prix, prohibitif pour l’instant ainsi que le catalogue peut fourni  laisse espérer encore de beaux jours au livre de poche classique. A voir plutôt comme une première ligne dans une optique de contre-attaque contre les liseuses et autres Ipad. (J’ai beau en avoir une, je n’arrive pas à adhérer à ce mode de lecture).
Le fond, en l’occurrence La route : J’ai été bluffé par ce roman. L’atmosphère y est très sombre et le désespoir permanent. Aucun but, aucun espoir dans cette quête impossible d’un père et de son fils dans un mode post apocalyptique. Juste survivre le plus longtemps possible. Quelle est la cause du désastre qui a engendré ce monde ? L’auteur ne nous le dit pas. On peut juste supposer : supervolcan, astéroïde… Plus de végétation, ou très peu, des cendres omniprésentes sur le sol ou en suspension dans la haute atmosphère. L’homme retourné à un état de sauvagerie qui n’est pas sans rappeler les morlocks de Wells. A quoi bon survivre dans un monde où n’y a plus ni animal, ni oiseaux, ni fleurs ? A ne surtout pas lire si vous avez le moral au plus bas… La Route, un très bon roman à découvrir absolument. 
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le 25 avril 2011)

Note : 8,5/10

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