Cette adaptation en roman graphique des Montagnes
hallucinées, nouvelle très connue de Lovecraft, laisse un peu sur sa faim. Il
ne s’agit pas tant de la précision et du détail du trait du dessin (il s’agit
bien d’un roman graphique et non d’une BD) mais de l’impression générale qui se
dégage de cette adaptation. Si l’image est peut être volontairement
simpliste, ici ce parti pris ne convient peut-être pas. Tout cela semble trop
sage, trop lisse et aseptisé. Si l’œuvre de Culbard respecte scrupuleusement
les grandes lignes de celle de Lovecraft on n’y retrouve pas l’atmosphère si particulière,
inhérente aux textes de ce dernier. La cité recréée par Culbard ressemble trop
à un New York enseveli sous les glaces. L’architecture y est trop
conventionnelle, pas assez torturée. A sa décharge, on peut admettre qu’il soit
très difficile de retranscrire en images l’univers de Lovecraft.
A lire néanmoins avant de découvrir sur grand écran
l’adapatation prochaine de Guillermo Del Toro.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le 27 février 2011)
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le 27 février 2011)
Note : 7/10
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