lundi 19 mars 2012

Carmilla (Joseph Sheridan Le Fanu)


Carmilla est l’un des tout premiers textes modernes à mettre en scène un vampire. Le roman fixe déjà les canons du genre à savoir le château isolé (ici dans une province reculée d’Autriche), le caveau dans lequel repose le non-mort, les chasseurs de vampires, la poursuite, le pieu et la décapitation finale. Inspiré des textes du religieux lorrain Dom Calmet, Carmilla inspirera à son tour quelque 25 ans plus tard un illustre compatriote de son auteur : Bram Stocker. Dracula doit en effet beaucoup à Carmilla. L’érotisme inhérent au genre n’est pas non plus oublié avec l’homosexualité féminine, suggérée dans le roman. Ne perdons pas de vue que le roman est paru en pleine période victorienne…
Roman novateur à son époque (1872), Carmilla inaugure un genre qui atteindra son apogée en 1897 avec Dracula. Malheureusement de nos jours, le genre, malgré quelques œuvres sortant du lot, a tendance, avec la multiplicité des parutions actuelles (je pense bien évidemment au "genre littéraire" Bit-Lit), à s’essouffler sérieusement et à perdre beaucoup de son intérêt.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le 25 juillet 2010)

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