Un jeune prêtre à la santé plus que précaire arrive dans sa
première paroisse à Ambricourt dans le nord de la France. Il va consigner dans
son journal tous ses états d’âmes, tous les faits qui vont marquer son premier
ministère. Manquant de charisme et d’autorité, confronté aux notables, à la
société et même aux jeunes du catéchisme qui se montrent parfois cruels envers
lui, il ne peut rien faire. Pourtant plein d’ardeur et de bonne volonté,
nonobstant sa santé qui empire de jour en jour, rien n’y fait, il se
montre peu apte à pouvoir aider ses semblables. Des doutes l’assaillent.
Conscient de son inefficacité, son ami et mentor, l’abbé de Torcy lui
prodiguera encouragements et conseils. Confronté aux problèmes existentiels de
la châtelaine du village, il saura néanmoins se monter efficace en lui
permettant de retrouver la foi. Pourtant le lendemain la comtesse est retrouvée
morte dans son lit. Tous les regards se focalisent alors sur le jeune curé…
Hormis quelques éléments qui permettent de situer l’époque
ce roman publié par Georges Bernanos en 1936 et dont l’action lui est
contemporaine, Journal d'un curé de campagne, se montre intemporel. Nous
pénétrons l’intimité de ce jeune prêtre qui débute dans la vie pastorale. Ses
doutes, ses questionnements, ses défaillances sont mis à jour. La fin du roman
confirme bien certains propos tenus à son jeune confrère par l’abbé de Torcy…
Finalement Journal d'un curé de campagne se révèle être un très bon livre, qui malgré certaines
longueurs, mérite d’être découvert.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
8 juin 2010)
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