Suite du roman de Wells, Les vaisseaux du temps de Stephen
Baxter, est un pur chef d’œuvre. A la fin de La machine à explorer le temps le
voyageur repart dans le futur pour sauver Weena des infâmes Morlocks. Seulement
le futur n’est plus celui qu’il a connu. Les Morlocks sont désormais détenteurs
d’une technologie incroyablement sophistiquée. Paradoxes temporels, univers
parallèles, sphère de Dyson, guerre mondiale qui perdure avec son atmosphère Steampunk, jungle préhistorique du paléocène ou exilé avec d’autres rescapés du
futur, le voyageur contribue à anticiper l’apparition de l’humanité, armada
temporelle, voyage au-delà du Big-Bang, tous défis que le héros aura à
surmonter avant d’espérer revoir Weena. Bien qu’ayant à franchir des éons
d’éternité et à vivre des années loin des Elois, jamais le voyageur ne perdra
l’espoir de revoir celle qu’il aime et qui l’attend quelque part à l’autre
extrémité du temps.
Uchronie particulièrement réussie, Les vaisseaux du temps de Stephen Baxter paru un siècle après La machine à
explorer le temps, bénéficie de 100 ans de recherche scientifique
supplémentaire mais utilise néanmoins le même style narratif un peu
désuet du roman original. Les vaisseaux du temps laisse quasiment sur
place le roman de Wells. Devenu la nouvelle référence du voyage dans le temps
et succédant à son aîné ce roman est destiné à devenir un classique et
mériterait à coup sûr une adaptation cinématographique d’envergure.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
6 juin 2010)
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