Mémoires d’une jeune fille rangée est l’autobiographie, à
l’écriture extrêmement foisonnante, de l’enfance et de la jeunesse de Simone de
Beauvoir. De ses jeunes années à ses premiers postes d’enseignante, Simone de
Beauvoir avec force détails nous raconte sa vie de jeune bourgeoise du début du
XXème siècle.
Son père, Georges, avocat et comédien amateur et sa mère,
issue de la bourgeoisie meusienne, puisque de Verdun, imprimeront à la jeune
fille et à sa sœur cadette, Hélène surnommée Poupette, une éducation stricte et
conventionnelle. Au sortir de la grande guerre, la famille, ruinée, sera
contrainte de quitter l’appartement bourgeois de la rue de Raspail pour un
autre, nettement plus modeste. Entretemps, Simone, rentrée au cours Désir,
école parisienne pour jeunes filles de bonne famille, ou elle y sera suivie par
sa sœur, y fera la connaissance de Zaza, de son vrai nom Elisabeth Lacoin, qui
deviendra sa grande amie. Celle-ci aura malheureusement un destin tragique.
L’auteur fréquentera l’institution jusqu’à son baccalauréat.
Élève extrêmement brillante et boulimique de culture
littéraire, Simone de Beauvoir sera consciente très tôt de son futur destin
d’écrivain et de philosophe. Engloutissant roman sur roman, elle accumulera de
la même façon, diplôme sur diplôme. A la Sorbonne elle fera la connaissance de
Jean-Paul Sartre avec lequel elle deviendra une des grandes figures de
l’existentialisme.
Mémoires d’une jeune fille rangée fait montre d’une écriture
excessivement précise, détaillée à l’extrême, sans jamais user d'un style
précieux. Bien qu’elle ait tenu un journal qui a probablement été d’une aide
précieuse pour l’écriture de son roman, Simone de Beauvoir était
vraisemblablement douée d’une mémoire prodigieuse. Cette autobiographie n’est
jamais ennuyeuse contrairement à l’a priori que je pouvais m’en faire avant
d’en entamer sa lecture.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
25 août 2010)
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