Quatre nouvelles au sommaire de La porte condamnée de
l’auteur argentin, Julio Cortázar: Les poisons, La porte condamnée, Les ménades
et La nuit face au ciel.
Les poisons ou comment traiter les fourmilières dans son
jardin, relate une histoire d’amitié enfantine mise à mal … par une banale
plume de paon.
La porte condamnée ou comment le fantastique s’insinue de
manière insidieuse, presque discrètement, dans le quotidien de Petrone, client
de passage dans un hôtel de Montevideo. Que cache la porte condamnée derrière
l’armoire de la chambre de Petrone ?
Les ménades : Au cours d’un concert les spectateurs
sont pris d’une véritable hystérie collective envers les musiciens.
Banal ? Non, car il ne s’agit pas de jeunes à un concert de musique rock
ou pop mais de personnes rangées et d’âge mur assistant à un concert de musique
classique.
La nuit face au ciel : Le personnage principal
rêve-t-il d’une vie antérieure au cours de laquelle il fut offert en sacrifice…
ou bien d’une possible vie dans un avenir lointain au cours de laquelle il lui
arrivera un accident en chevauchant un énorme insecte de métal bourdonnant
qu’on appellera…moto ?
De ces quatre nouvelles, c’est la dernière, La nuit face au
ciel, qui a particulièrement retenu mon attention. Cette interrogation sur la
réalité n’est pas sans rappeler quelque peu le film Matrix. Qu’en est-il de la
vie ? Ce qu’on vit n’est-il qu’un rêve, une illusion ? Tout ce qui
peut sembler important n’est-il que vacuité ? Les implications
métaphysiques que véhicule ce court texte sont vastes…
Un petit recueil intéressant pour découvrir Julio Cortázar
(Article initialement publié sur Les bouquins de Joël le 13
novembre 2011)
Note : 7/10
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