J. M. G. Le Clézio nous entraîne avec L’Africain dans
l’univers de son enfance au sortir de la deuxième guerre mondiale. Privé de la
présence paternelle tout du long de ce conflit il va découvrir peu à peu dans
ce Nigeria empreint de colonialisme et qui disparaîtra quelques année plus
tard, ce père dur et prompt à la colère. Pourtant aucune rancune, aucune haine
vis-à-vis de celui-ci ne transparaît dans le roman. Le Clézio irait même non
jusqu’à l’excuser mais à le comprendre. Comment un homme séparé de sa famille
pendant quatre longues années, qui a tenté de traverser le Sahara pour la
retrouver pourrait-il demeurer intact émotionnellement ? J. M. G. Le
Clézio nous entraîne dans sa découverte de l’Afrique, de sa nature exubérante
et des petits Africains dont il partage les jeux et surtout la liberté dont il
a été sevré durant de longues années.
Autobiographie qui présente par instants certaines
analogies avec les romans d’enfance de Pagnol, L’Africain s’en éloigne pourtant
par l’image paternelle bien différente qu'il véhicule. Être libre, faire corps
avec une nature sauvage et authentique sont quelques-uns des thèmes évoqués
dans ce récit qui laisse un arrière-goût d’aventures et de découvertes doublé
d'un sentiment de nostalgie pour la période de l’enfance.
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
21 juillet 2010)
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