lundi 19 mars 2012

Les machines de Dieu (Jack McDevitt)


Début du 23ème siècle, la Terre va de plus en plus mal ; l’accroissement de la population mondiale associé aux  dérèglements climatiques tels qu’ouragans et sécheresses devenus monnaie courante risque entraîner la planète à la catastrophe. Une solution peut-être : L’exploration des exoplanètes est maintenant du domaine de la réalité et il serait peut-être envisageable de découvrir et de s’approprier de nouveaux espaces afin d’y déplacer une partie de l’humanité. Mais ces nouvelles planètes peuvent receler des surprises notamment des vestiges archéologiques témoins de civilisations extraterrestres disparues. Ainsi à des années lumières de la Terre se reproduit le schéma classique de l’archéologue aux prises avec le promoteur.
Sur la planète Quraqua, une équipe d’archéologues se trouve contrainte de travailler dans l’urgence lorsque les délais fixés avant le début d’un projet de terraformation sont en passe d’expirer. In extremis une découverte capitale est faite qui entraîne l’équipe d’archéologues dans un jeu de piste interstellaire à la poursuite d’un danger multimillénaire, un « dragon », véritable fléau galactique destructeur de civilisations. Celui-ci pourtant, à la grande surprise des scientifiques, s’avérera ne pas être inconnu des hommes…
Faut-il laisser sacrifier des vestiges archéologiques sans prix, lesquels peuvent peut-être nous transmettre des connaissances uniques et pire encore, voir éradiquer des écosystèmes complets, cela au bénéfice de multinationales qui sous couvert d’humanitarisme ne songent qu’à se remplir les poches ? Telles sont les questions très actuelles que l’auteur transpose dans un futur relativement proche (deux siècles). On se prend vite à s’immerger dans ce roman car les personnages ont une profondeur, les intrigues sont crédibles et les écosystèmes extraplanétaires sont dignes des documentaires de simulations de biotopes extraterrestres de Discovery Channel ou de National Geographic.
Les machines de Dieu se révèle un très bon roman de détente qui parvient néanmoins à nous faire nous poser certaines questions fondamentales. 
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le 22 juillet 2010)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire