Ce roman de Colette paru en 1923 provoqua à l’époque un vif
tollé face à la hardiesse de l’auteur dans les descriptions des sentiments des
deux jeunes gens. Amis depuis leur plus tendre enfance, Phil et Vinca se voient
régulièrement à l’occasion des grandes vacances dans la maison que leurs
parents respectifs louent en commun. Pourtant l’année des 16 ans de Phil va
initier un profond changement dans les relations entre les deux adolescents.
Phil commence à percevoir Vinca, d’un an sa cadette, d’une manière toute
différente, nettement moins enfantine, tandis qu’une étrangère, tout de blanc
vêtue, Camille Dalleray fait son apparition…
Un roman fort connu, bien sur, mais qui m’a cependant
quelque peu agacé lors de sa lecture au vu de la pléthore de descriptions
physiques se rapportant essentiellement aux yeux, aux cheveux et à la couleur
de la peau de Vinca : …ses yeux d’un bleu incomparable…, les yeux bleus
vacillèrent…, ces yeux bleus dont le bleu…, le bleu rare de ses yeux…
La même redondance de détails physiques vaut également mais
dans une moindre mesure pour Phil. Nonobstant ce travail stylistique quelque
peu ampoulé à mes yeux (mais c’est un avis tout à fait personnel) et qui je
l’avoue à quelque peu gâché mon plaisir à découvrir cette œuvre, il faut bien
avouer que l’étude de Colette est tout à fait pertinente dans la description de
ces adolescents qui découvrent l’amour et la sensualité.
En conclusion: un livre à découvrir même si parfois, pour
quelques-uns, certains passages sont susceptibles d'agacer quelque peu...
(Article initialement publié sur de terres et de mots... le
2 août 2010)

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